dimanche 13 novembre 2016

Har Gau : Raviolis vapeur aux crevettes (Chine)

Voici après les momos népalais une autre recette qui se mérite, et qui est bien plus amusante préparée à plusieurs.
Les Haa Gaau, Har Gau, ou Har Gow pour la version anglicisée, ou Ha Cao comme on les trouve souvent appelés en France sont la quintessence du Dim Sum cantonais, ces bouchées habituellement servies avec du thé au petit déjeuner ou déjeuner. On dit même que c’est à sa maîtrise du Har Gau, tant de la texture de la pâte que du pliage, qu’on reconnait l’excellence d’un cuisinier. La farce, elle, est d’une simplicité désarmante et sa réussite réside dans la fraîcheur de produits et l’exactitude de la cuisson. L’essence de la farce, c’est la chair de crevette à laquelle on rajoute souvent des pousses de bambou et un peu de graisse de porc.
Le Har Gau, inventé dans une maison de thé de la région de Canton au début du XIX, est parfait quand il a une pâte fine et transparente, qu'il est bien dodu et replet mais peut être avalé en une seule bouchée, et possède un minimum de 7 plis (mais plus il y en a, mieux c’est). La pâte de ces ravioles au gout très délicat, est faite à base de fécule de blé (et non de farine) et de tapioca. Très blanche lors de son pétrissage, elle devient translucide à la cuisson vapeur, laissant voir par transparence le rose de la farce.  
Inutile de vous dire que pour ce premier essai, je serais loin d’avoir eu mon CAP Dim Sum quant au nombre et à l‘esthétique des plis, mais en tout cas, gustativement, on a battu à plate couture les clones congelés qu’on nous sert, hélas, dans un certain nombre de restaurants et buffets asiatiques.

Quelques heures de boulot en famille, et un résultat qui en valait vraiment la peine.

Cliquez sur les articles un peu exotiques dans la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat si vous n’avez pas facilement accès à des épiceries asiatiques. Je précise que c'est à titre purement indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question qui ne m'ont jamais offert aucun produit, ne les ai pas forcément testés, et cet article n’est pas sponsorisé.







vendredi 4 novembre 2016

Mirlitons Farcis façon Cajun (Louisiane)

J’ai rarement vu un légume (enfin, en l’occurrence un fruit) avoir autant de noms tous plus mignons les uns que les autres… Le mirliton, ainsi baptisé en Lousiane, s’appelle dans nos départements ou collectivités d’Outre-mer, chayotte, chouchou ou christophine en hommage à Christophe Colomb qui l’a découverte en posant les pieds dans le Nouveau Monde (et oui « chayotli », c’est du nahuatl !).

Ce fruit d’origine mexicaine, vert en forme de poire un peu cabossée, se consomme à peu près sous toutes les formes possibles, en gratin, purées ou soupes, mais aussi en salade ou en confiture. Il a un goût délicat (dans ma bouche, traduisez un peu « fade ») du type de celui de la courgette mais en bien plus fin, et à peu près aussi peu de calories, et s’accommodera donc facilement avec des préparations ou sauces diverses, viandes, poissons et fromages.

Je vous les présente ici façon « cajun » farcies aux crevettes et au crabe, tout en subtilité pour une entrée légère et raffinée.


dimanche 30 octobre 2016

Courge Spaghetti au Ragù

La courge spaghetti est un de mes grands coups de cœurs de l’automne : Facile à préparer, très versatile et assez neutre en goût elle d’adapte à toute sortes de sauces et gratins. Après l’avoir cuisinée avec des épinards, des légumes d’été ou des champignons, voici une version à la bolonaise, gratinée au ragù, plat complet équilibré qui ravira toute la famille.
L’idéal est de préparer cette recette la veille (cuisson de la courge et de la sauce) et la gratiner juste au moment du repas. La courge aura ainsi eu le temps de refroidir, et le ragù est évidemment toujours meilleur le lendemain de sa préparation.



vendredi 21 octobre 2016

Petits Pots de Crème à la Vanille (façon La Laitière)

Pour changer des Petits Pots Express à la vanille postés il y a quelques mois sur le blog, ça fait un moment que j’essaie de trouver les proportions de la recette idéale pour « craker » les petits pots de La Laitière, sachant qu’ils contiennent de l’amidon et du lait en poudre et que j’ai voulu me passer de l’un comme de l’autre. Après plusieurs recettes et tentatives diverses, je crois que je tiens la bonne recette, en tout cas celle qui m’a convaincue, avec un résultat à la texture parfaite, ferme, compacte et onctueuse à la fois et un délicieux goût de vanille.

La seule amélioration pour la prochaine fois : Les recouvrir avec du papier alu pour éviter que le dessus ne dore lors de la cuisson (leur donnant ainsi un air de crème renversée !).
J’ai poussé un peu le bouchon en ne lésinant pas sur la crème fraîche, j’imagine qu’avec 1 litre de lait entier, on obtient aussi un résultat tout à fait satisfaisant mais c’était tellement bon comme ça que non, rien de rien, je ne regrette rien….




lundi 17 octobre 2016

Char Kwai Teow (Malaisie, Singapour)

Autrefois repas consistant et peu onéreux des paysans et des pêcheurs, devenu street food par excellence que l’on retrouve à toute heure de la journée dans les échoppes de Malaisie ou Singapour, ce plat issu des communautés chinoises de Singapour est composé de nouilles plates de riz (kwai teow) sautées (char) au wok à très haute température, en général dans une généreuse quantité de saindoux, avec de la sauce soja, du piment, des crevettes, des coques, de la ciboule, des germes de haricots mungo et l’incontournable œuf battu.
J’ai choisi une version avec de la saucisse chinoise lap cheong pour relever le goût, (ça peut aussi être des morceaux de lards frit, pour rester dans le ton J).

C’est très bon, bien parfumé et ça cale. Et l’odeur dans la cuisine m’a emportée dans des rues de Chine dont je garde des souvenirs olfactifs émus…

jeudi 13 octobre 2016

Brocolis Boulga

Soyons clairs, ici on ne fait pas dans la sophistication mais dans le rassasiant et l’efficace. J’ai trouvé l’inspiration de cette recette sur ce blog américain, alors que je désespérais de faire un jour manger des brocolis à ma progéniture.

Le résultat est quelque part entre le gratin (mais en beaucoup plus compact) et l’appareil à tarte (d’ailleurs on pourrait imaginer le mettre sur un fond de pâte). Plat complet, il se réchauffe à merveille pendant 2 ou 3 jours consécutifs, donc pratique pour les repas du soir des parents pressés, et les enfants en redemanderont (si, si je vous jure !).


vendredi 7 octobre 2016

Soupe Taïwanaise aux Nouilles et au Boeuf

Le Niu Rou Mian, un des plats nationaux taiwanais, est une soupe roborative est souvent servie dans des fast-food en Chine, Taiwan ou Hong-Kong, et a même droit à son festival annuel à Taipei. (Le festival existe toujours mais le site web est resté figé en 2005 !)

Il en existe principalement 2 types avec leurs variantes infinies, l’un avec un bouillon clair, et l’autre plus traditionnel avec un bouillon sombre et corsé agrémenté de plusieurs épices, voire même de produits mystérieux de la pharmacopée chinoise dont chaque cuisinier garde jalousement le secret. C’est cette deuxième version que je vous présente ici, sans ingrédient secret, mais vous pourrez toujours faire croire à vos invités qu’il y a de la corne de rhinocéros.

Le résultat est une soupe-repas (un grand bol vous cale largement) très, très riche et goûteuse, avec un bouillon épais parfumé à l’anis qui n’est pas sans rappeler de loin le phô vietnamien.

C’est évidemment un peu longuet à préparer (mais quand on a fait un Bun Bo Huê plus rien ne nous fait peur) mais le résultat en vaut la chandelle.

Cliquez sur les articles un peu exotiques dans la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat si vous n’avez pas facilement accès à des épiceries asiatiques. Attention c'est à titre purement indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question, ne les ai pas forcément testés et aucun de mes articles n’est sponsorisé.




jeudi 25 août 2016

Omelette Epinards-Feta

A la maison quand j’étais enfant, on avait l’habitude de faire des omelettes avec à peu près n’importe quoi. D’abord des produits du jardin ou de la forêt, la très classique pommes de terre-oignons, girolles, cèpes, mais aussi asperges vertes ou piments doux des Landes (la préférée de la famille), la plus inédite omelette aux graisserons de canard (si, si, pas léger-léger hein ?) et le must pour moi, celle que Tata Maité avait baptisée « l’omelette aux nouilles » faite avec à peu près n’importe quel reste de pâtes cuites de la veille.

J’ai gardé cette habitude de casser des œufs dans à peu près n’importe quoi quand je manque d’énergie, d’envie et d’inspiration culinaire après 10 heures de boulot et 1 d’aide patiente et attentive aux devoirs et au développement personnel de ma progéniture (putain de bordel de merde sors du dessous de cette table basse où tu te planques depuis 20 minutes, par pitié il est 19h45, tu vas finir par la faire ta lecture à la con ??).

Aujourd’hui c’était une omelette végétarienne mais néanmoins savoureuse : Épinards et Feta.



samedi 20 août 2016

Soupe de Lentilles Corail à l'Indienne

Cette soupe est un délice : Parfumée sans être trop relevée, pleine de saveurs et d’ingrédients sains, réconfortante tout en étant très équilibrée, elle peut faire office de repas du soir complet, et elle se prépare toute seule en 20 minutes !
Un must qui va rentrer dans le top de mes favoris tous pays confondus.

Si vous aimez la cuisine indienne et ses parfums, vous allez l’adorer.



lundi 15 août 2016

Japchae (Corée)

Alerte, alerte, ce plat est un vrai régal. Je ne sais si parce qu’il est objectivement, totalement indéniablement délicieux, ou parce que j’ai mis un temps fou à le faire et qu’il le valait bien. Le secret de la réussite du Japchae, c’est de cuire séparément tous les ingrédients (même les blancs et les jaunes des œufs). c’est très long, mais ces légumes croquants, ces vermicelles imbibés de sauce et cette viande de bœuf marinée, tendre et saignante... que dire ?
J’ai balayé un certain nombres de recettes avant de trouver celle qui m’a le plus convaincue (et la plus longue à faire, bien sûr) sur le très beau site de My Korean Kitchen, que j’ai faite avec quelques adaptations. 

Plat datant de la dynastie Joseon (XVIIe siècle) où il était uniquement composé de légumes, la recette a évolué jusqu’à celle que l’on connait depuis le début du XXe siècle : Comportant de la viande de bœuf et surtout à base de dangmyeon, des vermicelles transparents de fécule de patate douce. Evidemment assez difficiles à trouver (même dans l’épicerie chinoise du quartier) car ils sont vraiment typique de la Corée, je vous ai mis dans la recette un lien pour en acheter en ligne .A défaut bien évidemment vous pouvez les remplacer par des classiques vermicelles de riz que vous trouvez au rayon exotique de n’importe quel supermarché, ou bien, pourquoi pas, en version « minceur » par des shirataki de konjac, cette plante japonaise miraculeuse dont on fait des nouilles à quasiment zéro calories avec les tubercules.(Le konjac n’a strictement aucun goût et prendra donc tout celui de la sauce).
Dernier point important, ce plat ne comporte absolument pas de piment (ce que change des dernières recettes coréennes que j’ai mises en ligne) et plaira à tout le monde, enfants compris.

Lancez-vous donc, ça prend un peu de temps (et de vaisselle  J) mais il le vaut bien !

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